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Perte de Gras Localisée, Mythe ou Réalité? – PhysikAthletik

Perte de Gras Localisée, Mythe ou Réalité?

Perte de Gras Localisée, Mythe ou Réalité?

La perte de gras localisé… Le rêve de beaucoup de gens et le but de bien des culturistes, surtout ceux de l’âge d’or comme Arnold Schwarzenegger et Franco Colombu. Encore de nos jours, on mentionne souvent ce phénomène. Récemment, le post de mon ami Harry soulevait cette question. J’ai donc décidé de me pencher un peu dessus pour voir ce que la science a à dire sur le sujet.

Parmi les professionnels de l’exercice, la perte de gras localisée est largement considéré comme un mythe. Il est généralement accepté que la perte de gras est systémique, donc que le gras est perdu de façon globale sur tout le corps. La perte de gras localisée, quant à elle, permettrait de ciblé un endroit spécifique et serait une des deux composantes du « body sculpting », ou un endroit en particulier est à la fois hypertrophié et amincit pour avoir un look plus défini et sculpté.

Si vous avez lu mon dernier paragraphe, vous aurez reconnu la promesse de plusieurs informerciaux louches qui promettent des abdos sculptés et des muscles bien définis pour divers gadgets, crèmes et méthodes.  À date, peu se sont montrés convaincants de manière scientifique rigoureuse. Il sera pas contre ici question uniquement de l’exercice pour sculpter le corps à un endroit spécifique. 

Plusieurs études ce sont penchées sur le sujet. Dès 1965, Mohr a conduit une étude sur le sujet avec un protocole plutôt bizarre de contractions isométrique des abdominaux sur un groupe de femmes. 2 prises de mesures des mensurations  et 2 prises de plis cutanés sur le ventre ont démontré un amincissement de la région abdominale bien qu’il n’y ait eu aucune perte de gras total. On peut donc penser que ce résultat est dû plus à la redistribution du gras qu’autre chose.

En 1968, Olson & Edelstein ont effectué une étude sur le triceps. Un seul côté était entraîné alors que l’autre ne l’était pas. Ils rapportent une perte de gras grâce du côté entraîné vs. le côté non-entraîné grâce aux pinces. Ce résultat peut par contre être un artefact dû à la méthodologie.

Les célèbres Katch (si vous avez leur livre de physiologie de l’exercice, vous reconnaitrez  le nom), ont fait une étude en 1983 sur les redressements assis où aucun résultat significatif n’a été rapporté sur le ventre en comparaison du dos et des fessiers.

Une étude similaire a été conduite en 2011 par Vispute, avec des résultats identiques

En 2007, Kostek et al. ont fait une étude sur l’entraînement d’un seul bras et ont utilisé l’IRM pour mesurer la perte de gras. Aucune différence n’a été rapportée.

En 2013, une étude avec un design différent s’est penché sur la perte de poids de sujets obèses. Ceux-ci entraînaient une seule jambe sur la presse à cuisses et avaient une diète isocalorique. Il a été rapporté que la perte de poids était plus grande… pour le haut du corps que le bas, et aucune différente entre les deux jambes n’a été notée. C’était un peu couru d’avance, étant donné que les sujets obèses ont tendance a perdre du poids autour du ventre (les fameuses poignées d’amour) avant le reste du corps. Encore une fois, les résultats ne démontrent pas la réalité de ce phénomène.

Les choses se corsent en 2015 avec l’étude de Kordi et al. où deux groupes ont été étudiés, tous deux avec des femmes en surpoids. Le premier était le groupe diète uniquement et le second, diète + abdominaux. Les résultats sont rapportés ci-bas :

Il est rapporté que les sujets des deux groupes ont perdu la même quantité de gras au total, mesurés par bioimpédance. On note par contre deux tendances, qui n’ont pas été statistiquement significatives : le groupe diète a perdu un peu plus autour des hanches alors que le groupe diète + abdominaux a perdu un peu plus au niveau du ventre. Rappelez-vous que l’équilibre énergique compte toujours, donc la perte de poids est la même dans les deux cas, mais il semblerait qu’une perte localisée est toutefois possible.

Ces résultats sont corroborés par di Palumbo et al. en 2017 qui a évalué un programme différent pour deux groupes. Le premier entraînait plus le haut du corps alors que le second entraînement plus le bas du corps. Encore une fois, la perte de gras totale a été la même, mais le groupe entraînant le haut du corps a perdu plus dans ce partie du corps, alors que l’inverse a été constaté dans le groupe entraînant le bas du corps.

Ces deux dernières études sont intéressantes pour démontré que le phénomène semble possible, bien que peu significatif.

Un autre élément de réponse a été améné par le Dr. Lonnie Lowery, physiologiste de l’exercice et culturiste compétitif.

La perte de gras est assujetie à 3 facteurs :

- La circulation sanguine localisée

- La production de catécholamines

- La contraction musculaire adjacente au dépôt graisseux

Si vous touchez le ventre de quelqu’un qui a un surplus de poids, vous pourrez noter qu’il est plus froid que le reste du corps. Cela indique donc que la circulation sanguine est moins présente dans cette partie du corps.

Dans une étude récente (2007), Stallknecht mentionne que la lipolyse (« brûler » du gras) est généralement plus active aux endroits où l’afflux sanguin est plus important.

Il note :

« En conclusion, une séance aigue d’exercice peut induire une lipolyse localisée et une augmentation de l’afflux sanguin dans le tissu adipeux adjacent à un muscle squelettique qui se contracte. »

Donc on peut voir que le phénomène de perte de gras localisée est techniquement possible, mais théoriquement difficile à produire. A qui cela peut-il servir? Essentiellement à ceux qui sont déjà assez maigre (en terme de % de gras) et qui souhaitent définir une région musculaire encore plus. Par contre, bien que le phénomène soit possible aussi chez les sujets qui ont plus de gras à perdre, il sera difficile de constater une différence notable à un endroit particulier.

Voilà, une réponse courte à une question épineuse qu’on rencontre fréquemment dans le milieu du fitness.

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